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On m'avait dit que le temps panse toutes les blessures.

Mais on ne m'avait pas dit que les cicatrices restaient toujours.



~ Mystisia ~...........

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# Posté le mercredi 31 mai 2006 14:47

Modifié le jeudi 01 juin 2006 07:22

Tristesse

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Tristesse

J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.

Alfred de Musset

# Posté le dimanche 28 mai 2006 09:03

Modifié le jeudi 01 juin 2006 07:23

TOLERANCE

TOLERANCE
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Dans les yeux des enfants, la différence a l'importance que nous devrions tous lui donner :

aucune.





~ Mystisia ~

# Posté le mardi 23 mai 2006 12:04

Modifié le mardi 23 mai 2006 12:18

enfin

enfin
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je passe ma main sur les étoiles qui
parsèment mon dos. Je me souvient de
la douleur ressentie avec bonheur.

Des années d'attente... Aujourd'hui, je suis
enf
in moi. Comme si ces étoiles avaient
toujours fait partie de moi. Comme si
les étoiles de mes yeux et mon coeur
n'avaient fait qu'éclorent en une douce nuée.



~ Mystisia ~...

# Posté le lundi 22 mai 2006 08:41

Modifié le jeudi 31 mai 2007 08:33

Adagio

Adagio
Adagio

Viens dans le parc nocturne où dorment les fontaines,
Mon amour ! Ne crains pas ce qu'on voit dans la nuit,
Et ne frissonne plus parce qu'un vent fortuit
A troublé la forêt sous ses voûtes lointaines.

Laisse-moi te mener. Dans les miennes tes mains
Sont un fardeau plus doux que des fleurs ou des ailes.
Ecoute, les taillis sont pleins de souffles frêles.
On dirait que des dieux marchent par les chemins.

Amour, c'en est fini des pleurs et des désastres !
La vie au point du jour va chanter dans les nids.
Attendons le soleil, et, l'un à l'autre unis,
Recueillons dans nos c½urs la promesse des astres.

Dans les bassins la lune est morte. Parle bas
Pour entendre, en passant par le sentier des saules,
Le bruissement obscur des feuilles que tu frôles.
Puis retenons, pour un baiser furtif, nos pas.

Pourquoi donc ai-je envie à la fois de sourire
Comme si je baisais le c½ur chaud d'une fleur,
Et d'éclater en pleurs à cause d'un bonheur
Si divin que je sais à peine te le dire ?

Tes mains ! tes mains ! tes mains ! Qu'elles soient à jamais
Miennes. Et quand enfin les clartés incertaines
De l'aurore auront lui sur l'eau de ces fontaines
Et ces bois où s'attarde encore un vent mauvais,

Sueur, tu les dresseras triomphantes et fortes,
Levant le lourd fardeau des miennes, vers le jour,
............................._.......................................Et nous saurons enfin le nom de notre amour,
............................._.......................................Le mot secret qui fait s'ouvrir toutes les portes


............................._.......................................Stuart Merrill

# Posté le jeudi 18 mai 2006 14:37

Modifié le jeudi 31 mai 2007 08:35